Au total, 2 270 personnes, soit 602 ménages, sont considérées comme sinistrées. Parmi elles,1 259 personnes ont été prises en charge dans sept sites d’hébergement. Dans le Fokontany d’Ambavadimitafo, des tentes ont déjà été installées pour accueillir les familles ayant perdu leur maisons suite aux écroulements. Face à cette situation, le BNGRC, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, renforce les mesures de sécurisation des quartiers affectés, notamment pour prévenir les actes de pillage dans les maisons abandonnées. D’ailleurs, beaucoup de familles hésitent encore à quitter leur domicile par crainte pour leur sécurité.
Une situation préoccupante
Selon Rakotonanahary Jean Yves, directeur général du Cervo, au niveau du Bngrc, la situation demeure particulièrement préoccupante dans certaines zones à risque, notamment à Andafiavaratra, où 1 490 toitures sont menacées et 20 rochers présentent un danger imminent. Malgré les alertes, le déplacement des habitants reste difficile. Ces lieux constituent leur terre ancestrale. En 2021, ces victimes ont été déplacées à Ambohidratrimo, mais elles sont revenues sur les lieux, faute d’accompagnement.
Leur cas sera de nouveau présenté en Conseil des ministres, afin de trouver une solution durable. Des études techniques sont en cours, y compris l’éventualité de la destruction ou du dynamitage des rochers menaçants, afin de protéger les populations. En attendant, les autorités insistent sur la nécessité d’une évacuation immédiate des zones à haut risque pour éviter de nouvelles pertes humaines.
Anatra R.








